Le mot du maire

Georges Suzan présente, en ce début d’année 2019, ses vœux de bonheur et santé pour cette nouvelle année.

Bussièroises et Bussièrois, le conseil municipal et moi-même vous présentons tous nos vœux de bonheur et santé pour cette nouvelle année.

J’espère que vous avez terminé 2018 avec toutes celles et ceux qui vous sont proches dans une joie partagée.

Je souhaite que tous ceux qui ont eu à connaître la souffrance puissent avec cette nouvelle année construire un devenir qui apaise leur douleur, entourés d’affection.

Les dernières semaines de 2018 ont vu émerger une agitation sociale importante faisant apparaître une révolte populaire inédite dans notre pays.

En effet hors de toutes organisations politiques ou syndicales, un grand nombre de nos concitoyens ont exprimé fortement un ras le bol fiscal.

A cela s’ajoute l’expression d’un mal vivre résultant, quoi qu’en disent nos dirigeants, d’une baisse importante de leur pouvoir d’achat. Pour beaucoup cette impossibilité de boucler leur budget, sans être à découvert bancaire, les conduit à une certaine désespérance sociale.

Les bas salaires, les toutes petites retraites, sont aussi le quotidien de beaucoup de Bussièroises et de Bussièrois.

Comment ne pas comprendre celles et ceux qui crient à l’injustice fiscale quand ils voient que ce que l’on peut leur offrir d’une main (par exemple la baisse de la taxe d’habitation pour 2019) est immédiatement repris par une autre main (l’augmentation de la CSG et l’envolée des taxes sur le carburant).

Parallèlement le gouvernement supprime l’ISF pour les plus fortunés, favorisant ainsi un déséquilibre encore plus important dans la solidarité nationale.

A ces constats que je livre à votre réflexion, il faut ajouter la très grande inquiétude des Maires de France quant au devenir de nos collectivités.

L’Association des Maires de France a, lors de son dernier congrès, interpellé fortement le gouvernement sur les baisses de dotation de l’État ainsi que le devenir de la compensation à l’euro près du montant de la taxe d’habitation qui ne sera plus perçue par les communes.

Nos craintes sont d’autant plus justifiées que l’État nous a habitué à être très prudents sur les engagements qu’il prend en matière de finance.

Si à Bussières nous avons pu jusqu’à ce jour engager des travaux et favoriser les dépenses indispensables à l’amélioration de notre vie dans le village, c’est bien parce que notre budget (avec une seule augmentation des impôts en 10 ans) est sain et permet d’engager un partenariat avec d’autres collectivités de niveau supérieur (Communauté de Communes, Département, Région, Etat).

Diminuer nos dotations de fonctionnement nous conduirait inéluctablement à réduire nos dépenses et donc diminuer nos services à la population.

Ces quelques éléments du contexte national doivent attirer notre vigilance, mais je suis certain qu’ils n’entameront pas notre détermination à vivre ensemble, dans la solidarité et la convivialité qui caractérise notre beau village.

Bonne et heureuse année à tous.